Une nouvelle exposition explorant le sens du toucher ouvre ses portes au ROM
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Une nouvelle exposition explorant le sens du toucher ouvre ses portes au ROM
TORONTO, le 26 mars 2026 – Ce printemps, le Musée royal de l’Ontario (ROM) invite les visiteurs à découvrir une exposition inédite qui met en lumière la connexion sensorielle essentielle à la création et à l’appréciation de l’art japonais.
Shokkan : La matérialité de l’art japonais, présentéedu 4 avril au 7 septembre 2026, est consacrée au concept japonais du shokkan – ou le sens du toucher – afin de souligner l’importance de l’expérience tactile dans l’interaction avec les œuvres d’art et les objets du quotidien pour saisir la culture japonaise.
Offrant aux visiteurs une nouvelle perspective sur l’art japonais, le concept de shokkan renvoie à une impression subjective qui prend forme au contact d’un objet. Il ne se limite pas uniquement à une sensation tactile : il résulte aussi de l’interaction avec d’autres sens, tels que la vue, l’ouïe, le langage et la mémoire.
Shokkan : La matérialité de l’art japonais met en lumière plus de 80 objets originaux issus de la collection du ROM – d’un kimono en soie au tissage raffiné à un paravent orné de dorures – ainsi que des armures, peintures, céramiques, laques, estampes et œuvres d’art contemporain remarquables.
Cette présentation originale est la première du genre à mettre en valeur la notion de shokkan – qui permet de mieux saisir l’art japonais et d’en apprécier la riche culture matérielle, célébrée à travers le monde.
« Cette exposition explore la complexité du toucher – ou shokkan – dans l’art japonais dans une optique plus large, en soulignant l’importance du fait main, de la texture, de la décoration de surface et du « toucher imaginé », explique Akiko Takesue (Ph.D.), conservatrice associée du Comité Mgr White des arts et cultures du Japon au ROM. En prenant l’art japonais comme étude de cas, Shokkan : La matérialité de l’art japonais, vise à promouvoir une nouvelle prise de conscience du toucher et à diversifier notre appréciation de l’art sous toutes ses formes. »
Soulignant la manière dont tous ces objets étaient destinés à être utilisés dans la vie quotidienne, l’exposition révèle comment les œuvres les plus précieuses remplissaient une fonction importante – du rituel de la cérémonie du thé à la lecture d’un rouleau.
« Traversant époques et techniques, le caractère pluridisciplinaire de l’exposition convient parfaitement au ROM, un Musée qui se définit par ses expositions innovantes, affirme Jennifer Wild, codirectrice générale intérimaire du ROM. L’exposition ouvre de nouvelles perspectives sur l’art japonais et nous incite à valoriser le toucher et à poser un regard neuf sur des objets de tous les jours. »
Le caractère intime du shokkan se manifeste dans certains des objets emblématiques du Japon, de l’empreinte laissé par les mains de l’artisan dans un bol à thé matcha à la sensation tactile évoquée par le grain d’une estampe sur papier. Les visiteurs renoueront avec le sens du toucher parfois tenu pour acquis dans la vie quotidienne.
Les temps forts de l’exposition permettront d’établir des points de comparaison intéressants entre les époques, tels qu’un fascinant kimono en soie rouge du 18e siècle associé à un ensemble Issey Miyake, la juxtaposition d’un paravent orné de feuilles d’or datant de 400 ans et d’un paravent peint contemporain, ainsi que celle d’un bol à thé lisse fabriqué par le maître potier du 17e siècle Nonomura Ninsei, contrastant avec la texture audacieuse d’un récipient fabriqué au 20e siècle par Ōmine Jissei. Les visiteurs pourront également découvrir près d’une douzaine de netsuke sculptés à la main ainsi qu’une sélection d’estampes sur papier exceptionnelles de la période Edo (1603-1868) représentant des moments intimes.
Six kiosques interactifs répartis dans la galerie permettront aux visiteurs de toucher une variété d’objets – notamment en pratiquant des techniques d’emballage avec des tissus furoshiki, en tenant un manche d’épée de samouraï aux multiples textures, en touchant les étoffes de soie finement tissées d’un kimono, en découvrant les détails complexes d’une petite sculpture, netsuke, en déroulant un rouleau peint à la main, et en touchant la surface granuleuse de la poterie Shigaraki.
En plus de ces espaces ludiques, l’exposition proposera des activités éphémères en galeries pendant toute la période de présentation, y compris la possibilité d’essayer un kimono authentique, de manipuler un bol à thé matcha et de lire un rouleau. Les visiteurs pourront également en apprendre davantage grâce à une série de programmes et de causeries.
Programmes phares
Le Comité Mgr White : Les Amis de l’Asie de l’Est
Lundi 4 mai 2026 | 18 h 30
Les presque-humains : Robo Sapiens Japonicus propose une soirée de conversations stimulantes sur les robots, la perception sensorielle et la relation évolutive entre humains et machines dans le Japon post-industriel. La professeure émérite Jennifer Robertson (Université du Michigan) prononcera le discours principal parcourant la manière dont les robots occupent l’espace entre la réalité technologique et l’imagination culturelle, tandis qu’Akiko Takesue présentera certaines des œuvres clés de l’exposition qui mettront en lumière la synthèse typiquement japonaise de l’élégance visuelle et de l’engagement sensoriel. Pour acheter des billets et obtenir plus de renseignements, visitez le site Web du ROM.
TIFF – Silver Screenings
Vendredi 8 mai 2026 | Midi
Akiko Takesue (Ph.D.) donnera une causerie, le 8 mai, avant la projection du film Equinox Flower de Yasujirō Ozu de 1958, dans le cadre de la série Silver Screenings du TIFF au TIFF Lightbox (350, rue King Ouest), à partir de midi. Cet événement gratuit pendant le Mois du patrimoine asiatique est présenté en partenariat avec le ROM et la Japan Foundation de Toronto. Les billets seront disponibles pour le public dès le 17 avril, dont un code promo exclusif (principe du premier arrivé, premier servi) aux Membres du ROM. Pour plus d’informations, consultez le site Web du TIFF (en anglais).
Un musée universel – Apprendre par le toucher dans les espaces publics
Mercredi 20 mai 2026 | 19 h
Pour célébrer le Mois des musées, considérez : Qu’est-ce qui rend un musée, une galerie ou tout autre espace public accueillant et accessible à tous les publics ? Rejoignez Kojiro Hirose, Ph.D. (Musée national d’ethnologie, Osaka, Japon) et Akiko Takesue, Ph.D., lors d’une discussion autour du concept de musée universel, un espace où chaque membre de la société se sent à l’aise d’apprendre et d’évoluer grâce au toucher. L’évènement sera suivi d’une visite de l’exposition. Pour acheter des billets et obtenir plus de renseignements, visitez le site Web du ROM.
Catalogue
L’exposition s’accompagne d’une publication richement illustrée, Sense of Touch: Shokkan and Sensory Exploration in Japanese Art, qui comprend des faits saillants sur certains objets et des essais qui expliquent que shokkan ne se résume pas à une simple expérience tactile, mais qu’il est fait de la combinaison des sens humains, du langage et des souvenirs.
L’exposition Shokkan: La matérialité de l’art japonais est comprise dans le prix du billet d’entrée au ROM et est présentée du 4 avril au 7 septembre 2026.
Mécène principal de l’exposition :
E. Rhodes and Leona B. Carpenter Foundation
Mécènes de l’exposition :
Mr. and Mrs. Mark and Gail Rose Appel
Bishop White Committee
The Gennaro and Rosalia Family Charitable Foundation
The Jack Weinbaum Family Foundation
L’exposition bénéficie du soutien généreux du Cercle royal des expositions et de l’Initiative Le ROM au féminin.
Crédit : Tsukioka Yoshitoshi, Douleur de la série Trente-deux aspects des femmes, 1888, estampe sur papier. Photo © Paul Eekhoff/ROM.