Bio
- Doctorat en archéologie classique, King’s College London, Université de Londres
- Maîtrise en histoire de l’art classique, Courtauld Institute of Art, Londres
- Baccalauréat en Literae Humaniores (Classiques), Université d’Oxford
Kate Cooper (Ph.D.) est la première conservatrice associée Mirkopoulos de la Grèce et la Rome antique. Elle supervise les collections du ROM issues du monde grec et romain antique, couvrant une vaste zone de la Méditerranée antique sur plus de quatre millénaires, de l’âge du bronze à la chute de l’empire byzantin. Elle enseigne également sur l’histoire de la Méditerranée antique et sur la culture matérielle à l’Université de Toronto, y compris sur le campus de Scarborough.
Madame Cooper a œuvré au ROM à plusieurs titres. En 2012, elle a reçu la bourse postdoctorale de recherche Rebanks consacrée à la Grèce et la Rome antique. En 2015-2016, elle a agi comme commissaire adjointe dans le cadre de l’exposition Pompéi : dans l’ombre du volcan. Elle occupait le poste d’associée de recherche jusqu’à sa récente nomination au poste de conservatrice associée. Avant de se joindre au ROM, elle a occupé des postes de conservatrice en Angleterre au Fitzwilliam Museum de Cambridge, où elle a piloté le redéploiement de la galerie permanente consacrée à la Grèce et à la Rome antique. Elle a également travaillé dans le Département de la Grèce et de la Rome antique du British Museum et a enseigné au Birkbeck College de Londres, à l’Université de Cambridge et à l’Université York de Toronto.
Spécialiste de la Grèce et de son archéologie, son histoire et sa société au début de l’âge de fer, de la période archaïque et de la période classique. Sa thèse de doctorat portait sur les céramiques à figure de la Corinthe archaïque et sur ce que les contextes archéologiques ont révélé sur le commerce et la formation des identités dans différentes régions du monde grec archaïque. Elle dirige actuellement un projet de recherche en collaboration avec le Département des études classiques de l’Université de Toronto sur l’imposante collection de monnaies grecques anciennes du ROM. Ce projet a reçu un financement fédéral du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).
Madame Cooper cherche aujourd’hui à démontrer la pertinence durable de cette culture ancienne. Ses recherches soulignent les idées préconçues sur les populations de la Grèce et de la Rome antique et dévoilent les histoires cachées des artéfacts qui ont nourri notre perception du monde classique. Cette approche se retrouve notamment dans son travail de recherche au ROM sur la figurine en ivoire iconique mais controversée d’une femme « minoenne » lécheuse de taureaux. Elle explore également les usages contemporains du monde grec et romain antique et les réactions qu’ils suscitent.
Dans l’ensemble de ses travaux couvrant diverses périodes grecques et romaines, elle s’emploie à contextualiser l’archéologie et l’art anciens en étudiant la société qui leur est propre. Cette approche interdisciplinaire est essentielle pour étudier la culture matérielle ancienne, comme elle le souligne dans son ouvrage collectif New Approaches to Ancient Material Culture in the Greek & Roman World (Brill, 2021).