Bourse de recherche sur les textiles de l’Inde IARTS

Textile carré avec des bordures vertes et des motifs floraux complexes à l'intérieur d'un losange au centre.

Catégorie

Textiles et mode

Annonce

Nous sommes ravis d’annoncer que la bourse de recherche sur les textiles de l’Inde IARTS 2026/27 a été attribuée à Pramila Choudhary pour son projet La laine intrinsèque : Repenser les histoires textiles du Rajasthan à la lumière du pattu et de l’avenir des fibres écoresponsables 

Doctorante à l’Université Concordia, à Montréal (Canada), Pramila Choudhary mènera des recherches sur la tradition du pattu, une technique de filage et de tissage de la laine à la main, pratiquée par les tisserands Meghwal, qui utilisent des métiers à pédales, et les communautés agricoles Jat dans l’ouest du Rajasthan, en Inde. Travaillant en collaboration avec des artisans, des gardiens du savoir communautaires et le collectif Urmul Marusthali Bunkar Vikas Samiti, Choudhary combinera recherche ethnographique et recherche-création afin de documenter le savoir textile autochtone et ses contributions à la durabilité, à la culture matérielle et à l’apprentissage intergénérationnel. Le projet sera coproduit par des communautés d’artisans à travers des ateliers et la création d’archives numériques, ainsi que des programmes publics et des initiatives de partage des savoirs au Musée royal de l’Ontario visant à sensibiliser les publics canadiens aux traditions textiles sud-asiatiques.

Gros plan sur des mains tissant des fils multicolores sur un métier à tisser traditionnel.
Portrait de Pramila Choudhary debout à l'intérieur, avec en arrière-plan une architecture moderne floue.
Une main ornée de bagues ajuste un cadre rectangulaire constitué de tiges de bois disposées verticalement.

Contexte

Inspiré par la passion d’une bénévole du ROM, le Fonds des textiles de l’Inde IARTS célèbre la splendeur et l’influence des arts textiles indiens à perpétuité. Le Fonds se veut un hommage à Arti Chandaria (1960-2015), qui vouait un amour inconditionnel aux textiles – chacun de ceux qu’elle portait avait une histoire. Née à Bombay, Arti s’est d’abord intéressée à l’entreprise d’exportation de textiles de son père. En tant que nouvelle Canadienne, elle a mobilisé la communauté afin de recueillir 3 millions de dollars qui ont servi à la création de la chaire de la culture visuelle de l’Asie du Sud et la Galerie sir Christopher Ondaatje de l’Asie du Sud, ainsi qu’à de nouvelles acquisitions. « IARTS » était le nom de l’infolettre sur les arts communautaires qu’elle a fondée. Elle aimait la façon dont il intégrait le mot « art » et les lettres de son nom.

Appel de candidatures

Date de clôture : 15 mai 2026

Le prochain appel de candidatures aura lieu à l’automne 2027.

À propos de la bourse

La bourse de recherche sur les textiles de l’Inde IARTS d’un montant 15 000 dollars canadiens peut être utilisée partout dans le monde pour un projet qui enrichit le savoir critique et l’appréciation en matière de textiles, de vêtements ou de la mode de l’Inde. La candidature est ouverte aux spécialistes, aux conservateurs, aux enseignants, aux dirigeants communautaires, aux artistes et aux passionnés de textiles. Les projets peuvent être basés sur la recherche ou la création. Ils doivent contribuer à la préservation, la documentation, le rayonnement, l’amélioration ou l’interprétation des arts textiles indiens, de leur histoire et/ou de leur avenir. En soutenant de telles activités, la bourse vise à encourager la compréhension culturelle, la collaboration institutionnelle et la mobilisation du public.

À propos de la bourse

Titulaires d’une bourse IATS

Quilts.
Deepali Dewan.
Quilts textiles.

2024-2025 Pika Ghosh
Relier le kantha et la colcha : Histoires textiles et les débuts du Bengale moderne
Le projet explore les pratiques de broderie contemporaines et historiques dans la région du Bengale à travers le kantha, considéré comme un article ménager et une pratique féminine, et la colcha, créée des siècles plus tôt dans le cadre de l’exportation maritime de textiles de luxe du Bengale destinés à l’élite portugaise. En examinant des exemples côte à côte, le projet affirme l’existence d’une histoire continue entre ces deux groupes, réinterprétant ainsi les dépositaires d’un savoir incarné, intériorisé par la pratique, qui a été transmis au fil des générations.

 

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2021-2022 Suchitra Balasubrahmanyan et Mala Sinha
Le moderne dans l’imprimé : La contemporanéité des textiles indiens urbains
L’impression à la main de textiles tissés en usine dans les centres urbains de l’Inde au 20e siècle est un chapitre inexploré de l’histoire du textile indien, au même titre que la forte demande locale pour ces tissus. Ce projet examine l’histoire de l’artisanat textile urbain moderne en Inde au prisme d’archives réunissant plus de 7000 blocs de bois sculptés à la main provenant d’une unité d’impression textile à Mumbai. Le projet vise à démontrer l’émergence d’une esthétique urbaine et d’une culture matérielle modernes à travers un artisanat « traditionnel » en créant des échantillons  à partir des blocs archivés, en enregistrant des récits oraux d’ouvriers du secteur textile au 20e siècle à Mumbai, et en effectuant des recherches dans les archives.

 

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Homme aux cheveux bruns courts et à la barbe portant une veste noire sur une chemise blanche, debout devant des arbres verts feuillus.
Portrait d'un homme aux cheveux bruns et courts, portant des lunettes, une fine moustache et une chemise noire sur un fond clair et uni.
Durabilité, adaptabilité et éthique dans l'industrie indienne du travail du cuir

Crédits photos : à gauche et au centre par Debdeep Roy, à droite par Sajdeep Soomal
2021-2022 Sudheer Rajbhar et Sajdeep Soomal
Last. Saw.
Le projet s’appuie sur le travail du Chamar Studio (@chamarstudio) fondé en 2018 à Mumbai par Sudheer Rajbhar. Cette coopérative nomade de cordonniers dalits redessine et fabrique de petits objets et des articles en cuir en utilisant une alternative viable : un matériau recyclé fabriqué à partir de déchets de pneus. Le projet comprenait des ateliers destinés à encourager l’expérimentation artistique à l’aide de matériaux en caoutchouc et à sensibiliser le public aux risques pour la santé et l’environnement de certaines pratiques du travail du cuir. À l’automne 2023, Studio Charmar, en collaboration avec Sajdeep Soomal, a présenté un programme public The Leather Archive of India. 

 

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Installation composée de panneaux de tissu rouge, noir et bleu suspendus au plafond d'une galerie spacieuse dotée de parquets en bois.
Swapnaa Tamhane Mobile Palace Resist. Imprimer. Répéter.

2019-2020 Swapnaa Tamhane
Palais mobile
Swapnaa Tamhane est une artiste, une commissaire d’exposition et une écrivaine. Elle a travaillé avec le graveur sur bois Mukesh Prajapati, l’imprimeur et teinturier Salemamad Khatri (artisan-designer) et le collectif de brodeuses Qasab, tous originaires de l’État du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde, pour créer une installation immersive à base de textile qui transpose des éléments du Mill Owners’ Association Building en motifs itératifs. Inspirée par les « palais mobiles » des Mughals et les tentes ottomanes, l’œuvre de Tamhane brouille les frontières entre ce qui est considéré comme une pratique artistique traditionnelle et une pratique artistique moderne afin de décoloniser les notions de création artistique et d’artisanat. L’œuvre a été présentée dans le cadre de l’exposition Swapnaa Tamhane : Palais mobile. Pour en savoir plus sur son travail, consultez www.tamhane.net

 

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2017-2018 Rajarshi Sengupta
De la répétition à la reconstruction : Textiles, outils et savoirs artisanaux dans le Deccan
Doctorant à l’Université de la Colombie-Britannique, Rajarshi Sengupta a mené un travail novateur sur la création et la transmission de connaissances parmi les sculpteurs de blocs et les artisans du textile dans la région du Deccan, au centre-sud de l’Inde. Travailler en étroite collaboration avec des familles qui pratiquent leur art depuis des siècles a permis à Sengupta de jeter un nouvel éclairage sur les perspectives artisanales de la production des savoirs et de favoriser une initiative de publication collaborative. À l’automne 2018, Sengupta et des maîtres sculpteurs de blocs ont présenté un programme public au ROM, dans le cadre duquel les artistes ont partagé leur savoir-faire avec les publics canadiens. Consultez sa page web.