Écris ton nom en hiéroglyphes
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À propos
Apprends à transcrire ton nom en hiéroglyphes à la manière des scribes égyptiens !
Entrée en matière
Les signes de l’écriture égyptienne se distinguent nettement des caractères de l’alphabet français. Les élèves de l’Égypte ancienne devaient apprendre plus de 500 hiéroglyphes. Si certains signes représentent un seul son, d’autres correspondent à un son plus complexe ou même à un mot. D’autres sont muets et servent à qualifier le mot qui précède. Ainsi, après un nom de femme, le scribe dessinait une petite figure féminine ; après un nom d’homme, une petite figure masculine. Beaucoup de noms égyptiens forment de courtes phrases, comme Nesmout qui signifie : « Elle appartient à la déesse Mout ».
Lorsque le scribe devait écrire un nom étranger qui ne signifiait rien en égyptien, il le transcrivait phonétiquement (au son).
Contexte
Objectifs d’apprentissage
- Décomposer un nom en unités phonétiques
- Saisir la différence entre les lettres et les sons qu’elles représentent
- Dessiner les symboles correspondant aux sons
Informations contextuelles
Les Égyptiens ont utilisé les hiéroglyphes durant plus de 5000 ans. Les scribes devaient apprendre environ 500 signes pour bien savoir lire et écrire. Pour sa part, l’Égyptien moyen se contentait de lire et d’écrire son nom et de reconnaître les noms des rois et pharaons, qui étaient inscrits dans un cadre appelé cartouche.
Dans certains cas, le nom représentait une courte phrase qui exprimait les espoirs des parents pour le nouveau-né ou remerciait la divinité que l’enfant soit en bonne santé. Par exemple, le nom du célèbre pharaon Ramsès signifie « engendré par Rê ».
Les signes de l’écriture égyptienne se distinguent nettement des caractères de l’alphabet français. Lorsqu’ils écrivaient leur nom, les Égyptiens employaient parfois des raccourcis, utilisant les symboles représentant des dieux ou des mots courants. Par contre, quand ils écrivaient des noms étrangers, ils devaient les transcrire phonétiquement. Ce n’était pas toujours facile, car les autres langues avaient parfois des sons que les Égyptiens avaient du mal à reproduire. Si tu as appris une autre langue, tu sais que les sons varient d’une langue à l’autre. C’est pourquoi les Égyptiens devaient parfois se contenter d’une approximation du nom étranger.
Matériel et préparation
Matériel
- Papier de brouillon
- Papier
- Tableau des hiéroglyphes [PDF]
- Crayon
- Stylo ou marqueur
- Gomme à effacer
Préparation
Avant d’écrire ton nom en hiéroglyphes, tu dois le prononcer à voix haute. Ne le transcris pas lettre par lettre. Il arrive que le même son soit épelé de façons différentes. Par exemple, Georges et Jeanne commencent tous deux par le son J.
CONSEILS
- Les hiéroglyphes qui sont longs peuvent être superposés.
- Commence par reproduire les hiéroglyphes au crayon avant de les retracer au stylo.
FAIT AMUSANT
Les hiéroglyphes s’écrivent de gauche à droite (comme le français), de droite à gauche (comme l’arabe, l’hébreu et l’ourdou) ou de haut en bas (comme le chinois). Quel que soit le sens que tu choisiras, ils doivent tous pointer dans la même direction. Le sens de la lecture dépend du sens du regard : si, par exemple, la main ou l’oiseau est orienté vers la gauche, la lecture commence à gauche.
EN PROFONDEUR !
Suivi
- Le nombre de hiéroglyphes dans ton nom correspond-il au nombre de lettres ?
- Qu’est-ce que tu trouves plus facile : écrire ton nom en hiéroglyphes ou en français?
- Selon toi, combien d’années fallait-il au scribe pour apprendre 800 hiéroglyphes?
- À quoi ressemblait le travail des scribes égyptiens?
- Fais la liste de ce que tu lis chaque jour : la boîte de céréales, le mode d’emploi d’un appareil, les panneaux de signalisation, les ingrédients de ce que tu manges, etc. Mets-toi maintenant à la place des Égyptiens qui avaient plus de 500 symboles courants, les voyelles ne faisant pas partie des mots. Le système d’écriture était très complexe et les écoles publiques n’existaient pas. Les gens qui savaient lire et écrire étaient donc rares. Essaie de trouver d’autres façons de communiquer l’information sur ta liste.
À l’intention de l’enseignant.e
- D’après ses réponses, l’élève comprend-il la notion de phonétique ?
- L’élève a-t-il trouvé les lettres muettes, les digrammes et les consonnes doubles dans son nom ?
- Voit-on dans ses hiéroglyphes qu’il sait décomposer son nom en unités phonétiques ?
- Ses hiéroglyphes sont-ils esthétiques ?
Activité complémentaire
Mets ton talent de scribe à l’épreuve en décorant ton cercueil en cartonnage !
Glossaire
Archéologue : L'archéologue est un spécialiste des civilisations passées. Il fait des fouilles et étudie les objets et autres vestiges qu’elles ont laissés.
Cartonnage : Bandelettes de lin ou de papyrus recouvertes d’un enduit à base de plâtre à l’aide de techniques rappelant le papier mâché.
Cercueil : Caisse allongée dans laquelle on dépose la dépouille d’un être humain (et, parfois, d’un animal favori), épousant souvent la forme du corps. Dans l’Égypte ancienne, il était habituellement fait en bois ou en cartonnage.
Livre des Morts : Livre que les Égyptiens appelaient Livre pour sortir au jour. Il comportait des formules magiques qu’on reproduisait sur du papyrus ou qu’on peignait sur des objets funéraires, et qui aidaient l’esprit du défunt à voyager vers l’au-delà.
Momie : Une momie est un cadavre, d’humain ou d’animal, qui a été préservé de la décomposition. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de la momification naturelle : froid glacial, faible taux d’humidité ou raréfaction d’oxygène. Les Égyptiens enterraient les défunts dans le sable entraînant la momification naturelle du corps. Plus tard, ils ont entrepris de momifier les défunts dans le cadre d’un important rituel en vue de la vie dans l’au-delà.
Sarcophage : Cercueil de pierre rectangulaire qui renferme souvent un cercueil en bois dont les contours épousent ceux du corps humain.