Les Causeries du ROM
Un après-midi épique dans l’univers d’Homère

Image d'un soldat de la Grèce antique
Date
Dimanche, nov 1, 2026 13:00 - 17:30
Emplacement
Niveau B1,
Théâtre Eaton
Entrée
Entrée des groupes scolaires Le Choix du Président
Tarif
Gratuit
Public
Adultes

À propos

Découvrez la vérité qui se cache derrière les héros de la Grèce antique au cinéma ! Soyez des nôtres pour un après-midi de causeries au cours duquel des spécialistes de l’âge du bronze et de la Méditerranée archaïque vous feront part des dernières recherches sur les réalités historiques qui ont inspiré à Homère deux des épopées les plus célèbres de tous les temps : L’Iliade et L’Odyssée. 
 
Partenaire du programme :

Le logo du Centre d'archéologie

 

Avec le généreux soutien de :

La République hellénique

et par 

le Fonds de la Galerie de Chypre antique de la Fondation A.G. Leventis.

 

Inspiré par des thèmes du film L’Odyssée, ce programme n’est ni associé, ni soutenu, ni affilié au film ou à ses producteurs.

Intervenants

Photo de Kate Cooper
Kate Cooper

Kate Cooper (Ph. D.) est la première conservatrice associée Mirkopoulos de la Grèce et de la Rome antique.  Elle supervise les collections du ROM issues du monde grec et romain antique, couvrant une vaste zone de la Méditerranée antique sur plus de quatre millénaires, de l’âge du bronze à la chute de l’empire byzantin. Elle enseigne également sur l’histoire de la Méditerranée antique et sur la culture matérielle à l’Université de Toronto, y compris sur le campus de Scarborough.

Professeur Dimitri Nakassis, Université du Colorado à Boulder, Département des lettres classiques
Dimitri Nakassis

Le professeur Dimitri Nakassis étudie la production matérielle et textuelle des communautés grecques anciennes, en particulier celle des sociétés mycéniennes de la Grèce de l'âge du bronze tardif. Son ouvrage, Individuals and Society in Mycenaean Pylos (Brill, 2013), propose de nouvelles méthodes d’étude des individus mentionnés dans les textes administratifs en linéaire B et avance, à partir de ces données, que la société mycénienne était bien moins hiérarchisée et beaucoup plus dynamique qu’on ne le pensait. Il a publié des articles et des chapitres d’ouvrages consacrés à Homère et Hésiode, à la religion et à l’histoire grecques, aux fouilles archéologiques, à l’écriture linéaire A, ainsi qu’à l’économie, à la société et à la prosopographie du monde mycénien. Il rédige actuellement un deuxième ouvrage, provisoirement intitulé « Mycenaean histories », qui se veut une polémique contre l’étude traditionnelle des palais mycéniens. Il est codirecteur (avec Sarah James et Scott Gallimore) du Western Argolid Regional Project (WARP), une campagne archéologique diachronique menée dans le sud de la Grèce, ainsi que codirecteur (avec Kevin Pluta) du « Pylos Tablets Digital Project », qui consiste en la numérisation de l’ensemble des documents administratifs provenant du « palais de Nestor » à Pylos. En 2015, il a été nommé boursier MacArthur. 

Artemis Georgiou, maître de conférences en recherche à l'Unité de recherche archéologique de l'Université de Chypre.
Artemis Georgiou

Artemis Georgiou est professeure-chercheuse adjointe à l’Unité de recherche archéologique de l’Université de Chypre. Elle est chercheuse principale du projet de recherche interdisciplinaire « Commercial Patterns Across the Sea » (ComPAS), un projet financé par une subvention du Conseil européen de la recherche, doté d’un budget de 1 254 356 €. Ce projet étudie les liens interrégionaux et interculturels en Méditerranée orientale entre la fin de l’âge du bronze et le début de l’âge du fer, en mettant l’accent sur les navires marchands chypriotes. Artemis a obtenu son doctorat en philosophie à l’université d’Oxford et a bénéficié de nombreuses bourses, notamment une bourse Marie Skłodowska-Curie d’intégration professionnelle, une bourse postdoctorale à l’université de Chypre et la bourse Edgar Peltenburg à l’Institut chypriote-américain de recherche archéologique (CAARI). Spécialiste de l’étude de la culture matérielle antique, en particulier de la poterie, Artemis mène des recherches alliant une étude archéologique minutieuse à des méthodologies interdisciplinaires afin de mettre en lumière les communautés du passé, de relier leurs histoires à notre patrimoine commun et de rendre les récits du monde antique accessibles à un large public.

Sarah Murray, maître de conférences à l'Université de Toronto
Sarah Murray

Sarah Murray est une historienne de la culture et archéologue spécialisée dans la culture matérielle et les institutions de la Grèce antique, en particulier l’histoire des échanges entre la mer Égée et la Méditerranée orientale, ainsi que les évolutions sociales et économiques dans la région égéenne au début de l’âge du fer. Elle a participé à de nombreux projets archéologiques en Grèce et en Italie et codirige actuellement un projet de prospection archéologique autour de la baie de Porto Rafti, en Attique orientale (Grèce), financé par des subventions du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, de la Fondation Loeb Classical Library, du prix Connaught pour les nouveaux chercheurs de l’Université de Toronto et de l’Institut d’étude de la préhistoire égéenne. Ses publications portent sur la transition entre la fin de l’âge du bronze et le début de l’âge du fer en Grèce, et comprennent des articles sur le rôle des femmes dans la production céramique dans la région égéenne au début de l’âge du fer (American Journal of Archaeology, 2018, 2020) et l’historiographie des siècles obscurs de la Grèce (Hesperia, 2018), ainsi que deux monographies : The Collapse of the Mycenaean Economy: Trade, Imports, and Institutions (Cambridge University Press, 2017) et Male Nudity in the Greek Iron Age: Representation and Ritual Context in Aegean Societies (Cambridge University Press, 2022).