Je suis Canadien d’origine japonaise : réflexions sur un monde déchiré

  • À l'affiche
2 février 2019 - 5 août 2019
  • Niveau 1, Galerie Sigmund Samuel du Canada
Comprise dans le prix du billet d’entrée
Gratuit pour les membres du ROM
L’exposition

Cette exposition présente une série d’œuvres disséminées dans la Galerie Sigmund Samuel du Canada. Celles-ci proposent des points de vue personnels face à l’exil, à la dépossession et à l’internement des Canadiens et Canadiennes d’ascendance japonaise dans les années 1940. L’exposition met en vedette des artistes contemporains qui ont vécu cette expérience directement ou par le biais de leurs parents et grands-parents. Je suis Canadien d’origine japonaise nous incite à réfléchir sur les séquelles à long terme de cette injustice qui fait tache dans l’histoire du Canada et sur l’identité canado-japonaise.

Points saillants
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Les artistes

Les artistes de l’exposition :

Lillian Michiko Blakey est une Canadienne d’origine japonaise de troisième génération installée à Newmarket (Ontario). Sa famille est arrivée en Ontario en 1952. Première diplômée universitaire de sa famille, elle a été enseignante, conseillère pédagogique et artiste professionnelle. Elle a été présidente de l’Ontario Society of Artists et ses peintures figurent dans les collections d’art du gouvernement de l’Ontario et du Nikkei National Museum de Burnaby (C.-B.).

David L. Hayashida est un Sansei (Canadien de troisième génération). Il vit à Kings Point (Terre-Neuve-et-Labrador) et exerce, avec son associée Linda G. Yates, le métier de céramiste. Ils s’inspirent de sujets variés : histoire de Terre-Neuve, changements climatiques, cétacés et géologie. Dernièrement, David a commencé à explorer l’impact de l’expérience de sa famille d’origine japonaise dans sa vie personnelle.

Emma Nishimura utilise différents moyens d’expression pour aborder les notions de mémoire et de perte, enracinées dans les récits familiaux ou transmises. Elle crée aussi bien des eaux-fortes traditionnelles que des installations, en passant par les impressions pigmentaires de qualité archives et les dessins. Conservées dans des collections publiques et privées, les œuvres de Nishimura ont été exposées au Canada et à l’international. Installée à Toronto, l’artiste enseigne à l’Université de Guelph et à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (UEADO). 

Steven Nunoda est un artiste multidisciplinaire établi à Calgary (Alberta). Son art s’articule autour de projets de recherche de grande envergure portant sur différentes questions : le matériau en tant que métaphore, la vie familiale, culture et lieu, mémoire et identité. Ses sculptures et ses installations intègrent des miniatures, des sculptures sur bois, des constructions, de l’imagerie et de la production numériques ainsi que des stratégies axées sur le temps et les données textuelles.

Laura Shintani est une artiste multimédia installée à Toronto. Elle croit que le point de vue du public est essentiel. Ce qui l’intéresse, c’est que les gens puissent appréhender le cycle de la création : le jeu, la résolution de problèmes et la réflexion. Elle espère que son œuvre inspirera le public à s’exprimer artistiquement et à changer les choses. Aucun sujet n’est tabou. Shintani encourage les autres à suivre toutes les idées qui favorisent la bonne volonté.

Norman Takeuchi a des souvenirs très anciens de l’intérieur de la Colombie-Britannique, où sa famille vancouveroise a été déplacée de force durant la Seconde Guerre mondiale. Diplômé de la Vancouver School of Art, Takeuchi s’est installé à Londres en 1967 et il a pu, grâce à une bourse du Conseil des Arts du Canada, se consacrer à la peinture. En 1996, il a délaissé une carrière de scénographe pour se consacrer à l’art. Il vit à Ottawa (Ontario).

Marjene Matsunaga Turnbull est une Nisei-Sansei (Canadienne d’origine japonaise de deuxième et de troisième génération). Très consciente, en grandissant, des torts causés à sa famille, elle a exprimé dans ses sculptures sa rage et sa souffrance face au racisme. Turnbull essaie de résoudre par l’art les conflits culturels qui existent à l’intérieur comme à l’extérieur de la communauté canadienne d’origine japonaise, en livrant des commentaires à caractère ethnique, social, historique et politique. Elle vit à Onoway (Alberta).

Yvonne Wakabayashi a passé ses premières années avec sa famille dans un camp d’internement à l’intérieur de la Colombie-Britannique. Revenue à Vancouver après la guerre, elle a obtenu une maîtrise en éducation. Elle a enseigné le textile pendant de nombreuses années, tout en poursuivant sa pratique artistique. Son œuvre mélange traditions culturelles japonaises anciennes et idées modernes.

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Les recherches ont été menées avec le soutien du projet Landscapes of Injustice et du Japanese Canadian Cultural Centre (Toronto).