Clemens Reichel

Clemens Reichel

Conservateur adjoint

Domaine : World Cultures, Ancient Cultures

Tél. : 416.946.0741

Biographie

C.Phil., Archéologie de la Mésopotamie, Assyriologie et Archéologie classique, Université Albert-Ludwig de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), 1989
Maîtrise en archéologie de la Mésopotamie, Université de Londres, 1990
Doctorat en archéologie de la Mésopotamie, Université de 
Chicago, 2001

Clemens Reichel est né et a grandi dans une petite ville de la Forêt-Noire dans le sud de l’Allemagne. Son intérêt pour l’archéologie s’est éveillé lorsqu’il avait 12 ans au cours d’un voyage à Rome. C’est à l’Université de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) qu’il s’est initié à l’archéologie du Proche-Orient. Il a ensuite étudié à l’Université de Londres et à l’Université de Chicago, où il a obtenu son doctorat en archéologie de la Mésopotamie. M. Reichel a pratiqué un grand nombre de fouilles en Turquie, en Syrie, en Jordanie et en Égypte. Depuis 2004, il dirige l’expédition Hamoukar dans le nord-est de la Syrie, un important site du chalcolithique supérieur et du début de l'Âge du bronze, où collaborent des archéologues de l’Institut oriental de l’Université de Chicago et du ministère des Antiquités de la Syrie.

Bien qu’il se considère avant tout comme un archéologue sur le terrain, M. Reichel a passé beaucoup de temps dans les musées. Il est depuis 1999 directeur du projet Diyala, qui vise à publier sur le Web des données sur plus de 15 000 objets exhumés lors des fouilles menées dans les années trente par l’Institut oriental de l’Université de Chicago dans la région de la Diyala, en Irak. En 2002 et en 2003, il a été conservateur adjoint au Musée de l’Institut oriental, dont il s’efforçait de monter à nouveau la Galerie de la Mésopotamie. Après la guerre et le pillage du Musée de l’Irak à Bagdad en 2003, M. Reichel a coordonné la création d’une base de données en ligne sur les artéfacts qu’on croit avoir été volés au musée.

M. Reichel s’intéresse aux sociétés complexes et à l’évolution de l’urbanisme. Il a longuement étudié le sumérien et l’akkadien, langues mésopotamiennes qui s’écrivaient en caractères cunéiformes. Il a publié des études sur l’archéologie textuelle (l’analyse des textes écrits à des fins archéologiques), sur les sceaux de Hamoukar et de la région de la Diyala, sur les différentes facettes de la monarchie de droit divin en Mésopotamie et sur la menace actuelle qui pèse sur le patrimoine culturel iraquien.

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