Tatoueurs, tatoués | Niveau 4, Galerie Roloff Beny

2 avril 2016 - 5 septembre 2016

Du 5 septembre 2016​

Appartenance. Dévotion. Permanence.

Le tatouage s’est développé au cours d’échanges culturels à travers le monde – du marginal au grand public, de la sous-culture à la culture populaire. Découvrez l’univers fascinant du tatouage et son évolution dans cette exposition hors du commun. Présentée au ROM dès le 2 avril 2016, l’exposition Tatoueurs, tatoués retrace l’histoire d’une pratique aux multiples significations qui date de 5 000 ans et fait le point sur le renouveau du phénomène de l’art corporel.

L’exposition

Organisée par le musée du quai Branly à Paris, où elle a été encensée par la critique, l’exposition Tatoueurs, tatoués retrace l’histoire d’une pratique aux multiples significations qui date de 5 000 ans. Témoignage visuel de cet art corporel et des outils utilisés, qu’ils soient anciens ou modernes, elle fait le point sur le renouveau du phénomène de l’art corporel et réunit des projets de tatouage sur silicone réalisés par certains des plus grands tatoueurs contemporains.

Férus de l’histoire et de la beauté de l’art corporel, membres de la communauté des tatoueurs et tatoués ou simplement intéressés à découvrir cet univers, tous sont invités à découvrir l’encre dans la peau.

Du global au marginal

Le tatouage est une tradition culturelle que partagent la majorité des cultures du monde. À l’époque des grandes découvertes, les voyageurs européens en Asie, en Océanie et dans les Amériques « redécouvrent » le tatouage, qui est alors adopté par les marins et les aventuriers et en viendra à être associé aux marginaux.

Un art en mouvement

Les échanges entre tatoueurs d’Europe, du Japon et d’Amérique du Nord, tant au niveau des pratiques que des styles, ont permis de faire du tatouage une forme d’expression artistique. Invention américaine, la machine à tatouer électrique change tout, multipliant à l’infini les possibilités du tatouage. Commence alors, sous l’influence de l’irezumi japonais, la réinterprétation mondiale du tatouage.

Le réveil des traditions

En Océanie et dans la majeure partie de l’Asie, le tatouage est très largement abandonné au 19e siècle sous les effets de la colonisation, de l’évangélisation et de l’évolution des sociétés. Aujourd’hui, les tatoueurs indigènes rencontrent des tatoueurs voyageurs qui sont visiblement résolus à faire revivre des traditions anciennes. Ce renouveau culturel est sans précédent.

De nouveaux territoires

L’émergence de nouvelles écoles témoigne de l’évolution du tatouage en tant qu’art. Repoussant les limites du détail et des ombres depuis 1977, le tatouage réaliste des gangs de Los Angeles puise au répertoire de la culture chicano des Américains d’origine mexicaine. En Chine, la pratique du tatouage refait surface au 21e siècle, s’inspirant de la culture populaire comme de la riche iconographie culturelle du pays.


Cette exposition a été conçue et produite par le musée du quai Branly.

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