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| Photo: Parc provincial Rondeau |
Caractéristiques : Le Blaireau d’Amérique (Taxidea taxus) est un gros carnivore de la famille des mustellidés ou des belettes. Il présente un corps allongé, des pattes courtes et des glandes odoriférantes anales caractéristiques du groupe. Le Blaireau d’Amérique est gris et comporte des rayures noires prononcées sur la tête et la gueule. Les blaireaux varient selon leur aire de répartition, mais les taxonomistes s’accordent pour classifier la population ontarienne dans une sous-espèce (T. t. jacksoni). Plus sombre et orangée et quelque peu plus petite que T. t. taxus, l’espèce T. t. jacksoni a été décrite à l’origine au Wisconsin et au Minnesota, mais les blaireaux du nord de l’Illinois, de l’Indiana, de l’Ohio, du sud-ouest et du nord-ouest de l’Ontario sont aussi jacksoni.
En Ontario, on trouve les blaireaux dans les prairies d’herbes hautes, les toundras sablonneuses et les terres agricoles, où ils chassent les marmottes, les lapins et les petits rongeurs. Habituellement, les blaireaux creusent les terriers de leurs proies pour les atteindre. Les griffes longues et fortes, le crâne profilé et une deuxième paupière transparente (membrane nictitante), qui peut se fermer pour protéger la cornée des poussières, caractérisent le milieu de vie souterrain de l’espèce. Les membranes nictitantes sont aussi présentes chez les oiseaux plongeurs comme le martin pêcheur.
Les blaireaux creusent aussi des terriers pour se reposer et nicher. Solitaires la majeure partie de l’année, les adultes mâles et femelles se réunissent seulement pour se reproduire à la fin de l’été, lorsque les femelles sont les plus fertiles. Après l’accouplement, l’œuf fertilisé se dirige vers l’utérus où il se développe au stade du blastocyste (amas creux de cellules, précurseur de l’embryon). Toutefois, au contraire de la plupart des autres mammifères, le blastocyste du blaireau ne s’attache pas tout de suite, mais flotte librement en état d’arrêt pendant environ six mois, en hiver, lorsque les femelles sont en semi-hybernation. Grâce à cette grossesse tardive, les réserves de graisse peuvent être accumulées à l’automne, puis servir tout d’abord aux adultes pour survivre à l’hiver et, plus tard, au développement de l’embryon. De plus, les petits peuvent naître au printemps lorsque la température est plus clémente et la nourriture plus accessible. Ce système de reproduction peu ordinaire est appelé diapause embryonnaire; il est observé chez d’autres mustellidés et taxa.
Statut: Espèce en voie de disparition aux niveaux provincial et national
Distribution: L’aire de répartition du Blaireau d’Amérique s’étend dans la majeure partie de l’ouest des États-Unis et du Canada, du centre du Canada à la Californie—à l’ouest, jusqu’au Texas—au sud et à la région des Grands Lacs—à l’est. Au Canada, on trouve cette espèce au sud de la Colombie-Britannique, dans toutes les provinces des Prairies et en Ontario. Les sous-espèces jacksoni ont une distribution très restreinte, autour de la région ouest des Grands Lacs et, en plus de l’Ontario, seulement au Minnesota, Wisconsin et Michigan. En Ontario, on trouve le blaireau dans dix comtés et municipalités régionales du sud-ouest de la province, principalement près du lac Érié, dans le comté de Haldimand Norfolk et dans le nord-ouest de l’Ontario dans les districts de Thunder Bay et Rainy River. On estime qu’il existe moins de 200 spécimens en Ontario. Cartes de distribution
Dangers: Le Blaireau d’Amérique ne semble jamais avoir été répandee en Ontario, mais un certain déclin des populations s’est probablement produit lorsque les habitats herbeux ont été convertis en terres agricoles. Cette espèce compte peu de prédateurs naturels (peut-être le coyote). Le danger principal pour cette espèce est la perte de son habitat et la possibilité d’être écrasée par des véhicules.
Protection: En Ontario, presque tous les sites où l’on trouve des blaireaux sont situés sur des terres privées.
Sources Des Textes: Newhouse and Kinley 1999
Dernière mise à jour: juin 2008
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Cette page a été créée grâce à une collaboration entre le Musée royal de l'Ontario et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario |
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