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| Photo: George Peck |
Caractéristiques : Le faucon pèlerin (Falco peregrinus anatum/tundrius) est l’espèce en voie de disparition la plus connue en Ontario, et ce, grâce aux efforts déployés depuis plus de vingt ans par le ministère des Richesses naturelles, le Service canadien de la faune, le secteur privé, ainsi que par des naturalistes et autres bénévoles, pour rétablir une population d’oiseaux nicheurs dans la province. Le faucon pèlerin est une merveille d’aérodynamisme; il est connu pour plonger sur sa proie à une vitesse pouvant atteindre 300 km/h avant de l’assommer littéralement dans les airs. Le faucon pèlerin adulte se distingue surtout par son masque noir qui ressemble à un casque et par ses rayures malaires, ou ses favoris, également de couleur noire. Son dos est bleu ardoise, tandis que le dessous de son corps présente des parties tirant sur le blanc, striées de fines lignes foncées au niveau des cuisses et de la partie inférieure de la poitrine. Comme chez la plupart des oiseaux de proie, la femelle est bien plus grande que le mâle. Dans la nature, le faucon pèlerin construit habituellement son nid sur le bord d’escarpements élevés, près d’importantes étendues d’eau; cependant, certains oiseaux s’adaptent au milieu urbain et élèvent leurs petits au sommet de grands édifices situés parfois au cœur des villes, dans des quartiers très peuplés.
Statut: Espèce menacée au niveau provincial, préoccupante au niveau national
Distribution: L’espèce (F. peregrinus) est extrêmement répandue, pour ainsi dire dans le monde entier. À l’origine, l’aire de répartition de la sous-espèce anatum/tundrius s’étendait de l’est des montagnes Rocheuses au sud de la limite des arbres. Bien que certains fassent désormais leur nid dans le centre-ville de Toronto et dans plusieurs centres urbains du sud de l’Ontario, la majorité de la population ontarienne est maintenant regroupée autour du bassin hydrographique du lac Supérieur dans le nord-ouest de l’Ontario. Cartes de distribution
Dangers: L’espèce a décliné dans de nombreuses régions du globe à cause de problèmes de reproduction dus à une forte utilisation d’insecticides organochlorés tels que le DDT. Ce phénomène a sonné l’alarme, car on s’est aperçu que certains pesticides pouvaient remonter la chaîne alimentaire et passer de la proie (par ex., un insecte) au prédateur (par ex., un oiseau) en présentant une concentration plus forte à chaque étape. Étant situés en bout de chaîne, des oiseaux tels que le faucon pèlerin et l’aigle à tête blanche accumulaient dans leur organisme non seulement les résidus de leur proie, mais aussi ceux des proies de leur proie. Les restrictions qui s’appliquent désormais à l’usage du DDT en Amérique du Nord ont été essentielles à la réussite du programme de rétablissement du faucon pèlerin. Malheureusement, les faucons pèlerins qui migrent vers certaines régions d’Amérique centrale ou d’Amérique latine, où les contrôles sont beaucoup moins stricts, continuent d’absorber des résidus chimiques. De plus, la fauconnerie (surtout au Mexique), la chasse et le braconnage représentent d’autres menaces réelles.
Protection: Le faucon pèlerin est protégé par la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario qui interdit de le tuer, de lui nuire, de le harceler, de le posséder, de le collectionner ou de le vendre. Il continuera, à titre de rapace, d’être spécialement protégé en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune, qui interdit de le chasser et de lui tendre des pièges et protège également son nid et ses œufs. Il existe des directives de gestion de l’habitat sur la manière de protéger les sites de nidification du faucon pèlerin au voisinage des activités de gestion forestière. La section portant sur le Patrimoine naturel de l’énoncé de politiques de la Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario vise la protection de portions importantes de l’habitat des espèces figurant sur la liste de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Des renseignements sur les pesticides sont fournis dans les centres urbains abritant ces faucons pèlerins, afin de réduire les risques d’empoisonnement au second degré dus aux pratiques de contrôle des populations d’oiseaux. Le programme de rétablissement mis sur pied en Ontario fait partie d’un ensemble plus vaste de mesures prises, tant au Canada que dans le reste de l’Amérique du Nord, dans le but de réintroduire cette espèce dans son aire d’origine. En Ontario, le programme visant la mise en liberté de certains spécimens a débuté en 1977, dans le parc provincial Algonquin; à ce jour, 524 faucons pèlerins ont été relâchés. À partir de 1989, ces opérations ont été concentrées dans le nord de la province. Le programme de mise en liberté a été abandonné en 2006, en raison de la stabilité ou de la hausse de la plupart des populations.br>
Pour de plus amples renseignements sur le rétablissement du faucon pèlerin en Ontario, consultez le site Web de la Canadian Peregrine Foundation (en anglais).
Sources Des Textes: COSEPAC 2007; Godfrey 1986
Dernière mise à jour: mai 2009
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Cette page a été créée grâce à une collaboration entre le Musée royal de l'Ontario et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario |
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