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| Photo: Martin Obbard |
Caractéristiques : L’Ours polaire (Ursus maritimus) symbolise le Grand Nord. L’hiver, il vit sur des formations de glace marine de la banquise arctique et subarctique. Les adultes peuvent atteindre 700 kilogrammes. Généralement solitaire, l’Ours polaire se nourrit surtout de phoques. Il possède une vue et un odorat remarquables, et présente une bonne adhérence sur la glace grâce aux coussinets recouverts de fourrure dont sont munies ses pattes. À la fin de l’été, lorsque la glace se morcelle, il doit se réfugier le long des côtes, dans la toundra. Au cours de cette période, il ne se nourrit généralement pas, comptant sur sa masse de graisse. Mais il s’avère qu’il s’alimente parfois d’animaux morts, tel des baleines échouées sur les plages, ou encore de baies et d’herbe.
Statut: Préoccupant (aux niveaux provincial et national)
Distribution: L’Ours polaire présente une répartition circompolaire; il vit dans toutes les mers et le long de toutes les côtes de l’Arctique. Au Canada, on trouve l’Ours polaire du Yukon au Labrador, à l’île Ellesmere au nord et jusqu’à la baie James au sud. Il existe environ 14 populations pour un total de 15 000 ours au Canada. Cartes de distribution
Dangers: Les menaces pesant sur les populations d’Ours polaires sont nombreuses, dont la chasse et la pollution, particulièrement de sources directes comme les déversements de pétrole qui représentent un danger croissant. Les ours absorbent également une variété de produits chimiques contenus dans la graisse des phoques. L’Ours polaire a un cycle de reproduction relativement lent, ce qui ralentit le rétablissement de sa population. La femelle n’est fertile qu’à partir de l’âge de cinq ans et produit un ou deux oursons tous les trois ans environ. Très réglementée, la chasse à l’Ours polaire fait l’objet de quotas qui sont strictement appliqués et établis dans la plupart des sous-populations. En réduisant la glace marine, habitat vital pour l’ours, le réchauffement de la planète pourrait, à l’avenir, présenter une menace.
Protection: En Ontario, l’Ours polaire peut être chassé seulement par les peuples des Premières nations. Des quotas de chasse établis annuellement sont strictement appliqués. La chasse est fermée en été et les ours se trouvant dans leur tanière sont protégés. Le Polar Bear Wilderness Park, un parc situé sur la côte ouest de la baie James, assure la protection d’environ 70 % des tanières habitées par des femelles. La protection de l’Ours polaire est compliquée car cette espèce tombe sous la juridiction d’au moins sept agences gouvernementales provinciales ou fédérales. L’Ours polaire est cité dans l’Annexe II de CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction); il est classé "À risque faible : dépend d’une protection" dans le livre rouge de l’Union mondiale pour la nature (UICN).
Sources Des Textes: Stirling 1991; Stirling and Taylor 1999
Dernière mise à jour: mars 2003
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Cette page a été créée grâce à une collaboration entre le Musée royal de l'Ontario et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario |
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