

Communiqués de presse
L’inauguration de la Galerie Shreyas et Mina Ajmera de l’Afrique, des Amériques et de l’Asie-Pacifique a lieu le 5 avril 2008
Le Musée royal de l’Ontario (ROM) a le plaisir de présenter au public la Galerie Shreyas et Mina Ajmera de l’Afrique, des Amériques et de l’Asie-Pacifique dont l’inauguration aura lieu le 5 avril 2008 dans le Cristal Michael Lee-Chin. Nommée en l’honneur de Shreyas et Mina Ajmera pour reconnaître leur soutien généreux au projet Renaissance ROM et au Musée royal de l’Ontario, cette galerie située au niveau 3 exposera les collections étendues et diversifiées du ROM qui sont consacrées aux traditions culturelles et artistiques des peuples indigènes de l’Afrique, des Amériques, de la région de l’Asie-Pacifique et de l’Océanie. C’est la première demeure permanente de ces collections depuis plus de 30 ans, bon nombre des 1 400 objets et plus étant présentés pour la première fois. Le même jour, le Musée ouvrira la Galerie Patricia Harris des textiles et du costume au niveau 4. L’inauguration de ces deux galeries vient compléter le cycle d’installation des galeries permanentes du Cristal Lee-Chin.
S’étalant sur une période de près de 2 000 ans, les artéfacts font découvrir aux visiteurs la vie quotidienne, l’habillement, le commerce, les cérémonies et l’art des cultures indigènes. Organisés selon quatre zones géographiques, les thèmes de la Galerie Ajmera s’appuient sur les collections importantes du ROM qui se rattachent aux cultures du monde. Riche en symboles du patrimoine et de l’identité qui revêtent toujours une signification de nos jours, cette galerie présente des objets allant des masques cérémoniels imposants et des robes de couleurs vives à des objets archéologiques tels que des céramiques et de la vannerie. Ces collections, réunies depuis la fin du XIXe siècle, sont parmi les premières que compte le Musée.
« Nous sommes heureux de donner une nouvelle demeure permanente à ces collections importantes se rattachant aux cultures du monde », a déclaré William Thorsell, directeur et chef de la direction générale du ROM. « Travaillant en étroite collaboration avec les comités consultatifs dans bon nombre des divers domaines représentés dans la galerie, notre équipe de conservateurs a choisi des œuvres importantes et spectaculaires pour illustrer les traditions culturelles des peuples autochtones du monde entier. »
« Toronto est une ville remarquable, et nous voulons faire en sorte qu’elle se distingue encore davantage », a souligné M. Shreyas Ajmera, administrateur du ROM et fondateur de Seenergy Foods Ltd. « Nous pensons que le ROM a créé un véritable jalon culturel avec le Cristal Michael Lee-Chin, et notre famille est enchantée d’être associée à cette nouvelle galerie spectaculaire. »
« L’inauguration de cette nouvelle galerie est une occasion de célébrer, car elle nous a permis de sortir des collections anciennes des salles d’entreposage et de présenter de nouvelles acquisitions et des travaux de recherche » a ajouté Mme Trudy Nicks, conservatrice principale en anthropologie du Département des cultures du monde du ROM et conservatrice coordonnatrice de cette galerie. « La création de la Galerie Ajmera a joué – et continue de jouer – un rôle fondamental dans l’établissement de relations de travail novatrices entre le Musée et les communautés représentées par le riche éventail d’objets et d’images qui pourront bientôt être admirés du public. »
« En tant que commanditaire de la saison inaugurale, nous sommes heureux d’apporter notre soutien au ROM tandis que le Musée ouvre au public cette fascinante galerie située dans le Cristal Michael Lee-Chin », a indiqué Gerry McCaughey, président-directeur général de la CIBC. « Nous sommes très fiers de notre soutien de longue date à ce musée de calibre international et de ce partenariat d’un an alors que le ROM aborde une nouvelle étape passionnante de son histoire. »
Points saillants de la galerie :
Un objet significatif de chaque section est exposé aux deux entrées de la galerie. En arrivant par le Cristal Lee-Chin, les visiteurs se retrouveront devant la statue d’un calao, appelé Sejien, de 1,52 m de haut (60 pouces) réalisé par les Senoufo de Côte d’Ivoire, en Afrique, et devant des flûtes ancestrales de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Près de l’entrée est qui relie la galerie aux Galeries européennes Samuel situées dans l’aile Galen et Hilary Weston de 1933 du Musée, les visiteurs découvriront un Diablada, masque de danse haut en couleur de la Bolivie, un sac à dos muni d’un parapluie fait de tiges de feuilles de palmier et utilisé par les Igorot Bontoc des Philippines, et un pendentif préeuropéen en or, en forme de grenouille, des peuples de la région de Gran Coclé, au Panama. À l’ouest de cette galerie aux formes angulaires, une passerelle relie la galerie à la Galerie sir Christopher Ondaatje de l’Asie du Sud et à la Galerie Wirth du Moyen-Orient, qui seront toutes deux inaugurées le 16 février 2008.
Depuis l’entrée du Cristal Lee-Chin située sur le côté ouest de la galerie, on peut voir un masque sirige de quatre mètres de haut (13 pieds). Cette pièce magnifique, portée par les Dogon du Mali au cours des cérémonies annuelles et des funérailles, compte parmi les nombreux objets spectaculaires de la section intitulée Afrique : Thèmes et collections. Plus de 400 objets provenant des collections africaines du ROM permettent d’explorer les traditions artistiques, les représentations du pouvoir, la vie quotidienne, l’architecture, la vie spirituelle et les notions de communauté qui unissent les différentes régions du continent. Une gamme étendue d’objets – notamment des tabourets sculptés, des masques, des parures, des habits, de la tapisserie, des armes, des couronnes et des chapeaux – illustrent l’aspect fonctionnel des artéfacts tout en permettant de mieux comprendre les traditions artistiques historiques et contemporaines qui caractérisent chaque culture. Une section présentant des broderies perlées des Ndebele de l’Afrique du Sud retrace les étapes de la vie de l’homme et de la femme grâce à des objets tels qu’un tablier d’homme (utilisé lors du rite de passage de la puberté) et la traîne et le voile d’une mariée. Ces techniques traditionnelles et le travail des perles se retrouvent dans les œuvres contemporaines comme, par exemple, la tapisserie ornée de perles réalisée par une artiste sud-africaine en commémoration des premières élections libres en 1994.
Le coin nord-est de la galerie est consacré aux Amériques, à l’exception du Canada dont le patrimoine autochtone est présenté dans la Galerie Daphne Cockwell du Canada : Premiers peuples, au niveau 1. Divisée en zones géographiques, cette section permet d’explorer la diversité culturelle des peuples indigènes, de la côte nord-ouest des États-Unis à l’extrémité de l’Amérique du Sud. Les artéfacts archéologiques et ethnographiques y sont regroupés par culture et par thème, allant d’objets anciens de la culture Nasca qui remontent à 300 apr. J.-C. environ à des objets du XXe siècle. Bon nombre d’entre eux témoignent de la fusion des traditions anciennes et de l’influence coloniale. En outre, la section des Amériques présente des costumes élaborés dans la vitrine du Groupe Banque Scotia consacrée au Mexique et à l’Amérique centrale et également de la vannerie délicate du sud-ouest des États-Unis. Des céramiques exquises des Andes, de spectaculaires parures à plumes des Kayapo de la forêt équatoriale brésilienne et une collection rare d’objets des Mapuches du sud du Chili, datant du début du XXe siècle, sont exposées dans la vitrine du Groupe Banque Scotia consacrée à l’Amérique du Sud.
Dans la région de l’Asie-Pacifique sont rassemblés près de 300 objets appartenant pour la plupart à trois importantes collections constituées entre 1888 et 1904. On peut y découvrir l’art et la vie spirituelle riche des Aïnous du Japon dans des sculptures en bois réalisées par des hommes et des tissages exécutés par des femmes. La confection d’habits est l’une des formes d’art aïnou les plus reconnaissables, et cette section présente trois robes magnifiques – l’une faite de fibres d’écorce d’orme tissées et les deux autres, de coton orné d’appliques brodées. Dans une autre section, on explore les styles de vie des Philippins de l’île de Luçon, de l’archipel des Visayas et de Mindinao à la fin du XIXe siècle. Cette collection, acquise par l’Université de Toronto lors de l’Exposition universelle de 1904 de St. Louis, fait partie des premières collections du ROM. Certains de ces objets portent encore des étiquettes qui retracent l’histoire de la collection, des Philippines à St. Louis, puis à Toronto. Cette section présente également des pièces historiques et modernes de deux groupes autochtones du nord de Taïwan – les Atayal et les peuples des plaines. La collection, que M. George Leslie MacKay a apportée à Toronto en 1894, représente certains des objets les plus anciens qui subsistent de ces cultures. Les visiteurs peuvent admirer de l’équipement de chasse, des habits et des possessions personnelles des Atayal, chasseurs de têtes à l’époque. Les objets provenant des peuples indigènes des plaines reflètent l’influence que la Chine a exercée sur les coutumes relatives à l’habillement et au mariage, comme l’illustre un collier de mariée qui porte des souhaits de prospérité en caractères chinois.
La section consacrée à l’Océanie explore l’une des régions les plus diverses du monde aux plans linguistique et culturel, lorsque des vagues de migration ont commencé à peupler la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie il y a plus de 50 000 ans. Illustrant la continuité et l’évolution des traditions, les objets présentés évoquent les cérémonies, les conflits, le commerce et les échanges et célèbrent les étapes de la vie. Les visiteurs découvriront la kula, cycle d’échanges cérémoniels pratiqués par les communautés insulaires de la région de Massim, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, par le biais de magnifiques bracelets et colliers de coquillages, parmi les articles les plus précieux qui s’échangeaient. Sont également exposés dans cette section : des masques, des totems et d’autres formes d’art de la région du Sépik en Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’élégantes sculptures en bois réalisées par les Maoris et des peintures sur écorces traditionnelles et contemporaines des Aborigènes d’Australie, la civilisation la plus ancienne du monde qui soit parvenue jusqu’à nous, leurs traditions religieuses remontant à plus de 80 000 ans.
Le 5 avril 2008 marquera également l’inauguration de la Galerie Patricia Harris des textiles et du costume au niveau 4 du Cristal Lee-Chin (voir le communiqué intitulé « La Galerie Patricia Harris des textiles et du costume ouvre ses portes le 5 avril »). La collection du Musée comprend 50 000 textiles et costumes et cette galerie spacieuse présente environ 200 pièces exceptionnelles illustrant les merveilleuses transformations qui ont marqué l’art et la technique des textiles au cours des trois derniers millénaires. L’inauguration de ces deux galeries vient compléter le cycle d’installation des galeries permanentes du Cristal Lee-Chin.
Date de publication :
le 6 mars 2008
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