Les gouverneurs du ROM

John Borovilos : investir dans l’éducation permanente

John Borovilos fait visiter le Musée une cinquante de fois.

Son enthousiasme est palpable quand il parle des collections du ROM. Membre depuis les années 1980, John Borovilos se souvient d’avoir visité le Musée pendant son enfance et d’avoir été frappé par la hauteur du mât totémique nisga’a, le plus élevé des totems du XIXe siècle. Il n’a jamais perdu sa capacité de s’émerveiller.

Cet éducateur et auteur de best-sellers d’origine torontoise, lauréat de nombreux prix, s’est engagé pour le ROM après avoir enseigné l’art dramatique et la littérature pendant 33 ans et après avoir été expert-conseil national pour la langue anglaise à Pearson Higher Education En 2002, il s’est joint au Service des bénévoles du Musée du ROM.

Guide interprète et rédacteur des textes servant aux visites commentées, M. Borovilos donne une cinquantaine de visites par an. « J’adore venir ici tous les jours, dit-il. Les gens qui arrêtent d’apprendre commettent une grave erreur. En s’instruisant, on assouvit ses besoins mentaux et spirituels. » Tout l’intéresse. Au bout de quelques secondes, il s’arrête, par exemple pour observer un casque de gladiateur. Il est excellent conteur. On peut presque entendre le brouhaha dans le forum quand il décrit la Rome antique.

Il vient de se joindre à la Société Curelly, groupe ayant promis des dons au Musée. «Avant, je croyais que c’était un club élitiste, ajoute-t-il en riant. Lorsque j’ai découvert à quel point il était facile d’y adhérer, je suis devenu membre sans tarder.» Quand on lui demande pourquoi il est important pour lui de soutenir le ROM, il répond, narquois : «Avez-vous une heure à perdre?».