Le Caire et ses secrets : Les textiles islamiques anciens présente près de 80 tissus rares et délicats

 

Pour son centenaire, le ROM expose des textiles réunis par le directeur-fondateur du Musée

Beaucoup de pièces sont exposées pour la première fois

Dès le 21 juin dans la Galerie Patricia Harris des textiles et du costume

Toronto (Ontario), le 11 juin 2014 – Le Caire et ses secrets : Les textiles islamiques anciens, exposition du centenaire ouvrant au Musée royal de l’Ontario (ROM) le 21 juin 2014, présente la collection de textiles islamiques anciens du Musée, datant surtout du VIIIe au XIIe siècle. Plus de la moitié des quelque 80 textiles exposés seront montrés pour la première fois, et de nombreux tissus particulièrement vieux  ont été réunis par C.T. Currelly, le fondateur et premier directeur du Musée. Puisant dans notre collection d’art islamique, nous y avons ajouté d’autres chefs-d’œuvre fabriqués en céramique, en verre et en métal, ainsi que des pièces de monnaie.

Le Caire et ses secrets se penche sur les débuts de l’histoire et de la culture arabo-musulmanes en présentant des textiles des six premiers siècles de l’Islam. Si les civilisations antiques transmettaient leurs messages religieux et politiques à l’aide de figures humaines, l’Islam privilégiait l’écriture arabe, qui était au cœur même de la nouvelle religion. Nous exposons des textiles appelés tiraz, dont certains comportaient des renseignements historiques tels que le nom du souverain, la date et le lieu de fabrication. D’autres exprimaient simplement la foi musulmane ou imitaient l’alphabet arabe à des fins purement décoratives.

Parmi les trésors exposés, on compte un rare fragment de toile de lin orné de bandes de tapisserie de soie et d’or, qui était probablement l’extrémité d’un turban. Le motif d’entrelacs de la bande décorative était extrêmement populaire en Égypte au XIIe siècle. On peut aussi y voir une toile de lin égyptienne avec tapisserie de soie, datant du milieu du XIe siècle, dont les caractères arabes se transforment en barques du Nil, et un bol en céramique siliceuse remontant à la fin du XIe siècle et provenant de l’ouest de la Syrie. Assis, un musicien porte un vêtement orné de bandes de tiraz.

L’essentiel de ce que l’on sait sur les textiles datant des débuts de l’Islam nous vient de l’Égypte car la sécheresse du climat a permis de préserver des étoffes fragiles (en lin, coton, laine et soie) ayant servi de linceuls. Ces textiles de luxe servaient probablement de vêtements (turbans, robes) and et de tissus d’ameublement (rideaux, housses de coussins). Ils sont les vestiges du vaste commerce existant à l’ère musulmane et trahissent un goût pour les objets de grand luxe.

Les commissaires de cette exposition sont Anu Liivandi, conservatrice adjointe (Mode et textiles), Karin Ruehrdanz, conservatrice principale (Arts décoratifs islamiques), et Lisa Golombek, conservatrice émérite (Art islamique).

Le Caire et ses secrets est à l’affiche jusqu’au 25 janvier 2015 à la Galerie Patricia Harris des textiles et du costume, au même endroit que La mode prend forme : Assis avec style, qui présente les créations de la Torontoise Izzy Camilleri. Sa gamme IZ Adaptive compte parmi les premières au monde créées exclusivement pour les femmes et les hommes en fauteuil roulant. Ils sont accompagnés de pièces des XVIIIe et XIXe siècles conçues pour personnes assises (en forme de L), tirées des célèbres collections du Musée.

Image : Fragment de qasab * © Musée royal de l’Ontario

 

 

 

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