L’exposition

 

Les personnes figurant dans Recueillement et mémorial représentent 103 des quelque deux millions de victimes des Khmers rouges, le parti qui a dirigé le Cambodge du 17 avril 1975 au 7 janvier 1979. Cette hécatombe – un quart de la population cambodgienne – est attribuable aux innombrables exécutions pratiquées dans plus de 19 000 champs d’extermination. L’épuisement, la famine et la maladie ont eu raison de centaines de milliers de civils, autant de conséquences de la politique khmère rouge.

Les hommes, femmes et enfants dont les portraits sont ici réunis partagent un sort atroce. Accusés de trahison, ils ont été incarcérés à la tristement célèbre prison S-21 où ils ont été torturés et sauvagement exécutés dans le cadre des purges ciblant les ennemis politiques du pays. Ils partagent également un destin posthume, car ensemble leurs portraits témoignent des atrocités commises par les Khmers rouges.

Présentées ici comme des témoignages de condamnés à mort, ces photographies n’en sont pas moins des portraits fascinants, habilement réalisés. Archives et portraits, ces images expriment douloureusement le traumatisme causé par ce qu’on appelle couramment le « génocide cambodgien ». L’exposition rend hommage à toutes les victimes des Khmers rouges, la vaste majorité ayant péri dans les champs d’extermination du Cambodge sans qu’un portrait ne subsiste pour marquer leur existence. Les visages que vous verrez encouragent le devoir de mémoire et perdurent comme autant d’appels à la justice muets, mais efficaces. Ils nous rappellent la malveillance de l’homme envers ses semblables qui ne doit jamais échapper à notre vigilance.

Avec la tenue des procès longtemps différés des principaux dirigeants khmers rouges, le moment est bien choisi pour évoquer le génocide cambodgien. Recueillement et mémorial soulève des questions fondamentales sur la précarité de la société civile, les massacres, la destruction du patrimoine et de la culture, la mémoire, les migrations, l’identité et la réaction des institutions juridiques et spirituelles en cas de génocide.

Comme cette période pratiquement incompréhensible de l’histoire peut susciter des émotions profondes, l’ICC a choisi d’aménager un espace de réflexion, où les visiteurs pourront se recueillir et réfléchir. De plus, l’exposition s’accompagnera d’une série d’événements publics : conférences, films et spectacles.

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