Un minuscule fossile ontarien joue un grand rôle dans notre compréhension de l’évolution

Un minuscule fossile ontarien joue un grand rôle
dans notre compréhension de l’évolution

Un fossile de 425 millions d’années donné au ROM à des fins de recherche
et d’exposition est le « requin épineux » quasi complet le plus vieux au monde

 

Toronto (Ontario), le 6 août 2014 – Une nouvelle découverte nous aidera à mieux comprendre l’évolution des premiers vertébrés à mâchoires (gnathostomes) : on a découvert le spécimen le plus complet et le plus ancien d’acanthodien (poissons surnommés « requins épineux ») dans le Konservat-Lagerstätte de la formation silurienne de Bertie en Ontario.  Un article à ce sujet a été publié dans le numéro du 5 août 2014 de la revue PLOS ONE par deux chercheurs, dont David Rudkin, conservateur adjoint de la paléontologie des invertébrés au ROM. 

Baptisé Nerepisacanthus denisoni, ce poisson a environ 425 millions d’années.  On a trouvé un corps fuselé, de minuscules écailles minéralisées, des nageoires pourvues de grandes épines et des mâchoires plantées de dents. À l’instar des autres acanthodiens, son squelette n’était pas fait d’os mais bien de cartilage (tout comme chez les requins et les espèces apparentées). C’est à cette caractéristique – ainsi qu’à son profil hydrodynamique et aux épines rigides qui prolongent ses nageoires – qu’il doit son sobriquet de « poisson épineux ».  Ce fossile, préservé dans les deux moitiés d’une roche, ne mesure que 11,2 centimètres de long, depuis les mâchoires jusqu’à l’extrémité de la nageoire caudale. Il s’agit sans doute d’un individu immature.

C’est le premier fossile intact de vertébré mis au jour dans cette formation et à cet endroit. « Ce qu’on savait sur les acanthodiens provenait surtout des fossiles, relativement rares mais beaucoup plus complets, d’espèces d’eau douce vivant à des périodes plus récentes comme le Dévonien ou le Carbonifère, déclare David Rudkin.  Ce spécimen unique en son genre, généreusement donné au Musée royal de l’Ontario par son découvreur, constitue le seul acanthodien quasi complet au monde trouvé dans des roches prédévoniennes. Il nous montre clairement comment les différentes parties de ces gnathostomes primitifs s’articulent et forment un prédateur aquatique compact. » 

Journal Article: http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0104171

Ressources numériques

Le ROM a publié le 5 août 2014 un blogue décrivant en de plus amples détails l’importance de cette découverte. Il comporte une vidéo de YouTube que les médias peuvent incorporer à leur contenu numérique. Veuillez consulter le www.rom.on.ca/fr/node/12155.

 

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