

Galeries des cultures du monde
Galeries de l’Afrique : l’Égypte
Troisième étage, Aile de la promenade du Philosophe
Cette galerie nous fait découvrir près de cinq millénaires (4000 av. J.-C. à 400 apr. J.-C.) d’histoire culturelle de l’Égypte à travers 1 650 objets de la collection impressionnante d’artefacts égyptiens du ROM. Parmi la grande diversité d’objets exposés se trouvent des outils agricoles et ustensiles de cuisine, des bijoux magnifiques, du mobilier funéraire, des poteries et des momies. La galerie compte également deux présentations vidéo sur les pyramides et les hiéroglyphes.
Le centre de la galerie présente des objets trouvés dans des temples et des tombeaux pour retracer chronologiquement les événements marquants de la période prédynastique (4000 à 3100 av. J.-C.), alors que le Nil était bordé de petites collectivités agricoles, jusqu'à l'invasion de l'Égypte par une succession de puissances étrangères dans la période tardive (1085 av. J.-C. à 324 apr. J.-C.).
L’élément clé de cette section est l’évolution artistique et technique des objets et le développement de ceux qui les ont produits. Parmi les points saillants se trouvent des fragments de bas-relief en pierre (entre 1379 et 1362 av. J.-C.) provenant du Nouvel Empire. Commandés par le pharaon « hérétique » Akhenaton pour décorer ses temples en l’honneur du dieu solaire Aton, ils évoquent sa croyance en un seul dieu.
Le pourtour de la galerie explore les multiples facettes et produits de la vie quotidienne de l’Égypte ancienne : agriculture, métaux ouvrés et verrerie, oratoires et offrandes, ameublement et cosmétiques.
Les anciens Égyptiens exprimaient un intérêt extraordinaire pour la vie dans l’au-delà. La momification était au centre de leurs croyances religieuses. Osiris, dieu des morts et symbole de l’immortalité, apparaît sur quelques-uns des sept sarcophages exposés dans la galerie. L’un des plus beaux est le sarcophage de Djedmaatesankh, musicienne du temple d’Amon-Rê, à Thèbes. Le seul sarcophage ouvert de la galerie, fabriqué en plâtre et en bois peint, est celui d’Antjau, probablement un riche commerçant ou propriétaire foncier.
Avec les momies, cette section sur les croyances en Égypte ancienne comprend des urnes canopes, créés pour contenir les organes du défunt, des masques mortuaires finement peints, des animaux momifiés, ainsi que des « shawabties », figures magiques placées dans les tombes pour œuvrer dans l’au-delà à la place du défunt. Sont aussi exposés des fragments de papyrus tirés du Livre des morts, que les Égyptiens appelaient « Livre de la sortie au jour », collection d’incantations enterrées avec le défunt pour lui permettre d’atteindre le bonheur éternel dans le Champ de roseaux (le paradis).
La dernière section est consacrée à une expédition ou mission commerciale au pays de Pount, situé au sud de l’Égypte. On y voit un moulage rare des bas-reliefs du temple funéraire de la célèbre reine Hatshepsut (1503-1482 av. J.-C.) dépeignant un voyage au pays de Pount. Les moulages ont été réalisés en 1905 par le M. C.T. Currelly, premier directeur du ROM, qui se nommait à l’époque Musée royal d’archéologie de l'Ontario. Les bas-reliefs représentent de façon vivante et détaillée arbres, bêtes, poissons et autres richesses découvertes par les Égyptiens à leur arrivée à Pount. Une installation sonore complète l’exposition.