

Expositions passées
Le Mois de l’histoire des Noirs
Fermé
Du 1er février au 2 mars 2008
Le Musée royal de l’Ontario (ROM) célèbre le Mois de l’histoire des Noirs 2008 grâce à deux expositions : L’Exposition du bicentenaire de l’Ontario : la loi portant sur l’abolition de la traite britannique des esclaves et Les esclaves africains au Haut-Canada.
Exposition du bicentenaire de l’Ontario : la loi portant sur l’abolition de la traite britannique des esclaves
Le ROM est fier de présenter une exposition de photographies et d’histoires qui, sous forme de huit sections bilingues, marquent le 200e anniversaire de la loi qui a sonné le glas de l’esclavage au sein de l’Empire britannique. Venez découvrir les événements, l’histoire et les personnes qui témoignent de cette période cruciale de l’histoire du Canada.
Les premiers colons sont venus avec leurs esclaves au Haut-Canada et l’esclavagisme s’est rapidement développé après 1783. En 1793, le Haut-Canada fut le premier à adopter, sous l’égide du lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe, une loi qui limitait l’esclavage dans l’Empire britannique. Le Parlement britannique adopta ensuite la Loi de 1807 portant sur l’abolition de la traite des esclaves, qui interdit la traite des esclaves dans l’Empire britannique et le transport d’esclaves africains dans les navires britanniques.
Les esclaves africains au Haut-Canada
Cette exposition, qui a été produite par les Archives publiques de l’Ontario, porte sur l’histoire de l’esclavage dans le Haut-Canada et des personnes qui y ont participé. Des photographies et des documents historiques sur les esclaves et leurs propriétaires brossent un tableau saisissant des expériences vécues par cinq esclaves ontariens.
Chloe Cooney, esclave canadienne qui fut vendue à un Américain en 1793, fit preuve d’une grande résistance qui poussa le lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, John Graves Simcoe, à faire adopter une loi contre l’esclavage. Sophia Berthen Pooley était une esclave américaine qui fut vendue au chef mohawk Joseph Brandt, qui en comptait déjà une trentaine dans sa propriété sur la réserve mohawk, au Haut-Canada. Après s’être enfui à Schenectady, dans l’État de New York, l’esclave canadien Henry Lewis écrivit à son ancien propriétaire, à Niagara, pour racheter sa liberté. Pour certains esclaves, la résistance consistait à afficher un comportement plus que pénible. Peggy, par exemple, fut considérée comme une personne si difficile que son propriétaire ne put jamais la vendre. En 1801, Dorinda Baker et ses trois enfants eurent la chance d’apprendre leur libération après la mort par noyade de leur propriétaire, qui l’avait prévue par testament.